Titicut Follies
JAMES SEWELL BALLET

James Sewell Ballet

Titicut Follies

D’après le film documentaire Titicut Follies de Frederick Wiseman (1967)
Création 2017 – Pièce pour 12 danseurs 

Chorégraphie : James Sewell
Musiciens : TBD
Musique : Lenny Pickett
Lumières : Garvin Jellison
Costumes : Steven Rydberg, Merrill Stringer, Yuki Tokuda

Le James Sewell Ballet conjugue à l’élégance du classique et à la rigueur de la danse contemporaine la liberté de la danse moderne américaine. Titicut Follies, pièce inclassable, sera présentée en première européenne au Festival.

Présentation

Titicut Follies est d’abord le titre d’un documentaire réalisé en 1967 par Frederick Wiseman au Bridgewater Hospital, un asile pour les personnes pénalement irresponsables. Interdit jusqu’en 1991 aux Etats-Unis, ce film-coup de poing est considéré comme marquant un tournant sur la façon de considérer l’univers carcéral réservé aux malades mentaux. Titicut Follies est le nom du spectacle que malades et gardes donnaient une fois l’an. James Sewell, chorégraphe et directeur du ballet portant son nom, a pour conviction profonde que la technique classique peut et doit parler des problèmes actuels. C’est ainsi que s’est nouée la collaboration entre Frederick Wiseman et le chorégraphe pour créer un ballet à partir du film. James Sewell a inventé un nouveau vocabulaire chorégraphique à partir des mouvements attentivement observés de la scène des « Titicut Follies ». Emmenant la danse sur de nouveaux territoires, Titicut Follies est un ballet saisissant et étrange, avec, parfois, un zeste d’humour, mais surtout un sens du dérisoire surprenant.

De rondes désarticulées, à une parodie du Royaume des Ombres de La Bayadère, d’une ligne d’arabesques à des jambes qui se dérobent, la chorégraphie, travaillée pendant environ deux ans en collaboration avec Frederick Wiseman, est une vraie performance autour du thème de la folie, un sujet fécond en matière de ballet !

 

Le mot de Brigitte Lefevre

Titicut Follies est une vraie curiosité. Je trouve intéressant qu’un chorégraphe comme James Sewell se soit emparé d’un documentaire de Frederick Wiseman, documentariste de génie des grandes institutions. La pièce est un véritable OVNI chorégraphique, elle a quelques accents du cabaret berlinois mâtiné de néoclassique et nous introduit dans le monde de la folie, comme Giselle, qu’il s’agisse de sa version classique ou celle, moderne, de Mats Ek. Mais peut-être tous les artistes ont-ils un pied dans la folie ?

 

Le chorégraphe

Directeur artistique du Sewell Ballet, James Sewell, a étudié à la School of American Ballet avec David Howard, avant d’être engagé au ABT II. Il a ensuite été Principal (danseur étoile) au Feld Ballet/New York. Il a ensuite fondé avec sa muse, Sally Rousse, sa propre compagnie en 1990 qui comporte aujourd’hui plus d’une centaine de ballets à son actif.

 

 

Samedi

7 décembre 2019

20h30 • Durée : 1h20
Palais des Festivals
de 10€ à 22€
Dès 14 ans
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