PLATEFORME STUDIOTRADE
Master classes / Représentions / Courts métrages / Rencontres

PLATEFORME STUDIOTRADE

Orchestrée par Eric Oberdorff / Cie Humaine
Organisé en partenariat avec la Direction de la Culture de la Ville de Cannes

10h30 – 12h30 Master classes
avec Vilnius City Dance Theatre Low Air et avec Cie Silke Z

14:45 Présentation des performances

15:00 – 15:20 :  “You are safe ”
Pièce pour 5 danseurs et 1 musicien
Chorégraphe :
Silke Z.
Silke Z. / RESISTDANCE (Allemagne) est membre fondateur de Studiotrade.
Interprètes : Lisa Kirsch, Abine Leao Ka, Florian Patschovsky, Alice Smith, Caroline Simon 
Musicien : André Zimmermann 

15:30 – 15:50  “A solo for society ”
solo
Chorégraphe : António Cabrita & São Castro
Interprète : Guilherme Leal
CPR Viseu | Companhia Paulo Ribeiro (Portugal) est membre associé de Studiotrade.


Pause avec Projection de films de danse (salle de répétition) :
REQUIEM
film islandais (2013 / 16 minutes)
Chorégraphe : Sigríður Soffía Níelsdóttir
Réalisateurs : Marino Thorlacius & Sigríður Soffía Níelsdóttir
Présenté par : Reykjavík Dance Atelier (Islande), membre associé de Studiotrade.

TRAVERSE
film franco-canadien (2018 / 13minutes)
Chorégraphe : Sandy Silva
Réalisatrice : Marlene Millar avec la complicité de Sandy Silva
Présenté par : Stéla – DAN.CIN.LAB, membre fondateur de Studiotrade


16:20 – 16:40 
“The Body”
duo
Compagnie : Liisa Pentti +Co (Finlande) 
Chorégraphie et concept : Liisa Pentti
Interprètes : Bo Madvig (DK), Liisa Pentti
Liisa Pentti +Co (Finlande) est membre associé de Studiotrade.

16:50 – 17:10 “Game Over”
Pièce pour 2 danseurs et 1 musicien
Compagnie : Vilnius city dance Theatre Low Air (Lituanie)
Chorégraphe et interprètes : Laurynas Žakevičius et Airida Gudaitė
Compositeur et musicien : Adas Gecevičius
Vilnius city dance theatre Low Air est présenté par Arts Printing House (Lituanie), membre fondateur de Studiotrade.

17h10 – 17h30 Discussion avec le public

Venus des quatre coins de l’Europe, des chorégraphes posent, chacun dans la singularité de son langage et de sa démarche, des questions qui sont le reflet de préoccupations universelles, intemporelles mais tellement contemporaines.

Présentation

Le Festival accueillera le 3e volet du projet initié et accompagné par Eric Oberdorff, directeur artistique de la Cie Humaine, qui permet de mettre en avant le travail de 4 compagnies, membres du réseau européen Studiotrade.
Venus des quatre coins de l’Europe, des chorégraphes posent, chacun dans la singularité de son langage et de sa démarche, des questions qui sont le reflet de préoccupations universelles, intemporelles mais tellement contemporaines.

Quels impacts ont nos peurs sur notre corps, notre relation à l’autre, notre âme ? Sommes-nous en sécurité ? Comment peut-on préserver notre existence en tant qu’individu et ne pas se laisser engloutir dans l’anonymat de la foule par les règles sociales, les normes, les codes moraux imposés ? Qu’est-ce que la beauté ? Quelle est la part de signifiant, de fragilité, d’impossibilité émanant du corps que je regarde ? Que se passe-t-il lorsque rêve et réalité se télescopent ? Quelle est la part de magie ? Celle de fiction ? 
Par leur performance sous forme de showcases, projections de court-métrages, rencontres et échanges à travers des master-classes, les artistes se font l’écho d’une parole et livrent une part de leur vision de notre époque. Une journée d’ébullition qui illustre le dynamisme de la scène chorégraphique indépendante européenne.

Samedi

14 décembre 2019

10h30 • 17h30
Auditorium des Arlucs (Cannes La Bocca)
Entrée gratuite - Inscriptions obligatoires
Tout public

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Carnets
du festival

Béjart fête Maurice
BEJART BALLET LAUSANNE

Béjart Ballet Lausanne

Tous les hommes presque toujours s’imaginent

Création 2019 – Première en région

Chorégraphie : Gil Roman
Musique : John Zorn
Collaboration vidéo : Marc Hollogne

Première représentation à l’Opéra de Lausanne le 5 avril 2019

Béjart fête Maurice

Première en région

Chorégraphie : Maurice Béjart
Mise en scène : Gil Roman
Musique : Ludwig van Beethoven, Anton Webern, Richard Heuberger, Johann Strauss, Gioachino Rossini, Hugues Le Bars, musiques traditionnelles juives, indiennes, africaines et pygmées

Création costumes : Henri Davila
Création lumière : Dominique Roman

Première représentation au Théâtre de Beaulieu, Lausanne le 16 décembre 2016

Gil Roman, directeur artistique du Béjart Ballet Lausanne présente sa dernière création, Tous les hommes presque toujours s’imaginent, ainsi qu’un voyage à travers le répertoire du fondateur de la compagnie, Béjart fête Maurice.

Présentation

Cet événement exceptionnel est présenté à Cannes à l’occasion du Festival de Danse.

Le programme réunit une toute nouvelle création de Gil Roman Tous les hommes presque toujours s’imaginent et une suite d’extraits signés Maurice Béjart, qui, plutôt qu’un hommage, est une forme de dialogue entre la compagnie et son créateur disparu.

Tous les hommes presque toujours s’imaginent, titre emprunté à l’écrivain suisse Ludwig Hohl, est entièrement chorégraphié sur les musiques de John Zorn, l’un des compositeurs majeurs de la musique contemporaine américaine et multi-instrumentiste inspiré. La pièce, résolument ancrée dans notre époque, évoque par une succession de tableaux délicats et poétiques, les expressions actuelles de nos relations humaines.

Béjart fête Maurice, rassemble les meilleurs moments issus d’une dizaine de ballets, qui, tous réunis, nous rappellent la diversité des sources d’inspiration de Maurice Béjart, de l’Orient à l’Afrique, des danses traditionnelles juives du Dibouk, aux danses tribales d’Héliogabale ou à la mystique indienne de Bhakti III, sans oublier les grands moments que sont le final de La IXe Symphonie ou 1789… et nous.

Le mot de Brigitte Lefevre

Maurice Béjart fut pour moi un maître et un ami. Gil Roman a réussi à perpétuer l’esprit et l’œuvre de Maurice Béjart, dans une institution telle que le Béjart Ballet Lausanne et l’on ne peut que saluer son obstination et son énergie à conserver et développer le socle que représente le répertoire Béjartien, mais aussi à entretenir une compagnie de quarante danseurs, grâce à son travail de recherche et de création.

Béjart Ballet Lausanne

Depuis sa création en 1987, le Béjart Ballet Lausanne est une référence dans le monde chorégraphique. Désigné comme successeur par Maurice Béjart, Gil Roman, dirige la compagnie et préserve son excellence artistique depuis la disparition du maître en 2007.

Formé par Marika Besobrasova, ainsi que Rosella Hightower et José Ferran à Cannes, Gil Roman rejoint en 1979 le Ballet du XXe siècle de Maurice Béjart. Pendant près de trente ans, il interprète les plus célèbres ballets du chorégraphe. En 2007, Maurice Béjart le désigne comme successeur à la tête du Béjart Ballet Lausanne.

Mentions obligatoires

© BBL – Lauren_Pasche
© BBL – Gregory_Batardon
© BBL – Ilia_Chkolnik

Vendredi

29 novembre 2019

&

Samedi

30 novembre 2019

Vendredi 29 novembre
20h30 • Durée : 2h15
(avec entracte)
Samedi 30 novembre
14h00 • Durée : 2h15
(avec entracte)
Palais des Festivals
de 15€ à 62€
Dès 6 ans
AUTOUR DU FESTIVAL

Béjart, l’âme de la danse

LES

Carnets
du festival

Magma (titre provisoire)
Christian RIZZO / Marie-Agnès GILLOT / Andrés MARIN

CHRISTIAN RIZZO, MARIE-AGNèS GILLOT, ANDRéS MARíN

Magma (titre provisoire)

Commande et Coproduction Festival de Danse Cannes Côte d’Azur
Création 2019 – Première mondiale – Pièce pour 2 danseurs et 2 musiciens 

Chorégraphie : Marie-Agnès Gillot et Andrés Marín
Avec Marie-Agnès Gillot et Andrés Marín, Didier Ambact et Bruno Chevillon
Direction artistique, scénographie et costumes : Christian Rizzo
Musique : Didier Ambact, Bruno Chevillon, Vanessa Court
Lumières : Caty Olive

Une création qui réunit trois géants de la danse et crée un espace sensible et ardent, où l’art de la danse exprime ses rites fragiles et persistants.

Présentation

Marie-Agnès Gillot, Andrés Marín et Christian Rizzo réunis sur une seule et même création ? C’est le projet follement excitant lancé par Brigitte Lefèvre.

Réunis par un même désir d’absolu et par cette part d’ombre qu’ils portent en eux, comme une caresse à l’envers, ils cherchent ensemble l’invisible de la danse et les esprits qui l’accompagnent. Sorte de définition archaïque du Duende, ce fantôme est le territoire en creux de leur pratique « où le poétique dialogue avec la tension et l’élasticité du vide qui fédèrent les corps » nous explique Christian Rizzo.

« J’aime le rapport au rythme du flamenco, que nous ne connaissons pas en danse classique. Une sorte de drum base personnel » avoue Marie-Agnès. Voilà qui ne peut que séduire Andrés, danseur d’exception, débordant d’idées surprenantes, rénovateur d’un flamenco qui peut tout dire et tout faire, du coup de talon le plus sec à l’opéra rock le plus délirant. Déployant une danse flamboyante, qu’elle soit chaussée de crampons, de baskets, de pointes ou de vraies chaussures de flamenco, voilà nos trois artistes prêts à livrer un flamenco féroce et élégant.

 

Le mot de Brigitte Lefevre

Pour moi entre Marie-Agnès Gillot, Andrès Marin et Christian Rizzo le feu couve entre ces artistes incandescents !
L’idée d’unir ainsi le flamenco d’Andrés, dans sa radicalité et son inventivité, et la danse classique de Marie-Agnès, dont la personnalité impétueuse ne cesse de découvrir en cherchant me fait réfléchir à un trait d’union. La multiplicité des talents de Christian Rizzo s’est imposée permettant ainsi de réunir un trio d’exception.

 

Les chorégraphes

Entrée dans le Corps de Ballet de l’Opéra de Paris à 15 ans, Marie-Agnès Gillot est nommée étoile par Brigitte Lefèvre en 2004. Choisie par les plus grands chorégraphes actuels, de Béjart à Pina Bausch, elle se lance dans la chorégraphie en créant Rares différences pour Suresnes Cités Danse en 2007 et Sous Apparence pour l’Opéra de Paris en 2012. Elle fait ses Adieux à l’Opéra en 2018.

Andrés Marín est le fils du danseur Andrés Marín et de la chanteuse Isabel Vargas. Il fonde sa propre compagnie en 2002. Il est considéré comme l’un des grands rénovateurs du flamenco. Dans toutes ses œuvres, il y a une part de risque et d’expérimentation, éléments qu’il considère indispensables pour que l’art flamenco reste vivant. Outre son activité à la tête de sa compagnie, il a collaboré avec Blanca Li, Jirí Kylián, Bill T. Jones ou Kader Attou.

Né à Cannes, Christian Rizzo commence par monter un groupe de rock, crée une marque de vêtements et se forme aux arts plastiques à la villa d’Arson à Nice avant de bifurquer vers la danse. Il danse pour de nombreux chorégraphes, signant aussi parfois des bandes sons ou la création des costumes. En 1996, il fonde l’association fragile et crée de nombreuses pièces, en alternance avec des projets pour l’opéra, la mode ou les arts plastiques. Au 1er janvier 2015, Christian Rizzo prend la direction du Centre chorégraphique national de Montpellier.

Mentions obligatoires
Production Théâtre de Suresnes Jean Vilar
Coproduction Théâtre National de Chaillot / Festival de Danse – Cannes Côte d’Azur
Avec le soutien de ICI-CCN Montpellier / Occitanie et de la Junta de Andalucia
Commande Festival de Danse – Cannes Côte d’Azur

LES

Carnets
du festival

Titicut Follies
JAMES SEWELL BALLET

James Sewell Ballet

Titicut Follies

D’après le film documentaire Titicut Follies de Frederick Wiseman (1967)
Création 2017 – Pièce pour 12 danseurs 

Chorégraphie : James Sewell
Musiciens : TBD
Musique : Lenny Pickett
Lumières : Garvin Jellison
Scénographie et costumes : Steven Rydberg

Le James Sewell Ballet conjugue à l’élégance du classique et à la rigueur de la danse contemporaine la liberté de la danse moderne américaine. Titicut Follies, pièce inclassable, sera présentée en première européenne au Festival.

Présentation

Titicut Follies est d’abord le titre d’un documentaire réalisé en 1967 par Frederick Wiseman au Bridgewater Hospital, un asile pour les personnes pénalement irresponsables. Interdit jusqu’en 1991 aux Etats-Unis, ce film-coup de poing est considéré comme marquant un tournant sur la façon de considérer l’univers carcéral réservé aux malades mentaux. Titicut Follies est le nom du spectacle que malades et gardes donnaient une fois l’an. James Sewell, chorégraphe et directeur du ballet portant son nom, a pour conviction profonde que la technique classique peut et doit parler des problèmes actuels. C’est ainsi que s’est nouée la collaboration entre Frederick Wiseman et le chorégraphe pour créer un ballet à partir du film. James Sewell a inventé un nouveau vocabulaire chorégraphique à partir des mouvements attentivement observés de la scène des « Titicut Follies ». Emmenant la danse sur de nouveaux territoires, Titicut Follies est un ballet saisissant et étrange, avec, parfois, un zeste d’humour, mais surtout un sens du dérisoire surprenant.

De rondes désarticulées, à une parodie du Royaume des Ombres de La Bayadère, d’une ligne d’arabesques à des jambes qui se dérobent, la chorégraphie, travaillée pendant environ deux ans en collaboration avec Frederick Wiseman, est une vraie performance autour du thème de la folie, un sujet fécond en matière de ballet !

 

Le mot de Brigitte Lefevre

Titicut Follies est une vraie curiosité. Je trouve intéressant qu’un chorégraphe comme James Sewell se soit emparé d’un documentaire de Frederick Wiseman, documentariste de génie des grandes institutions. La pièce est un véritable OVNI chorégraphique, elle a quelques accents du cabaret berlinois mâtiné de néoclassique et nous introduit dans le monde de la folie, comme Giselle, qu’il s’agisse de sa version classique ou celle, moderne, de Mats Ek. Mais peut-être tous les artistes ont-ils un pied dans la folie ?

 

Le chorégraphe

Directeur artistique du Sewell Ballet, James Sewell, a étudié à la School of American Ballet avec David Howard, avant d’être engagé au ABT II. Il a ensuite été Principal (danseur étoile) au Feld Ballet/New York. Il a ensuite fondé avec sa muse, Sally Rousse, sa propre compagnie en 1990 qui comporte aujourd’hui plus d’une centaine de ballets à son actif.

 

 

Samedi

7 décembre 2019

20h30 • Durée : 1h20
Palais des Festivals
de 10€ à 22€
Dès 14 ans
AUTOUR DU FESTIVAL

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Carnets
du festival

Agora
SÃO PAULO COMPANHIA DE DANÇA
Mamihlapinatapai
SÃO PAULO COMPANHIA DE DANÇA
Odisseia
SÃO PAULO COMPANHIA DE DANÇA

SÃO PAULO DANCE COMPANY

Agora

Création 2019 – Première française – Pièce pour 12 danseurs

Chorégraphie : Cassi Abranches
Musique : Sebastian Piraces
Lumières : Gabriel Pederneiras
Costumes : Janaina de Castro

Mamihlapinatapai

Création 2012 – Pièce pour 8 danseurs

Chorégraphie : Jomar Mesquita avec la collaboration de Rodrigo de Castro
Musique : Te amaré e Después (Silvio Rodrigues), No se Nada (Rodrigo Leão), Tema Final (Cris Scabello) et As rosas não falam (Cartola)
Lumières : Joyce Drummond
Costumes : Cláudia Schapira

Odisseia

Création 2018 – Pièce pour 14 danseurs  

Chorégraphie : Joëlle Bouvier
Musiques : extraits des Bachianas Brasileiras de Heitor Villa-Lobos, La Passion selon saint Matthieu de Jean-Sébastian Bach, Melodia Sentimental de Heitor Villa-Lobos (paroles de Dora Vasconcellos) et poème Pátria Minha de Vinícius de Moraes
Lumière : Renaud Lagier
Costumes : Fábio Namatame
Assistants de chorégraphie : Emilio Urbina et Rafael Pardillo

La São Paulo Dance Company est une jeune compagnie ultra dynamique à la technique irréprochable avec un triple programme aussi virtuose que créatif.

Présentation

Créée en 2008 par le Gouvernement de l’État de São Paulo et dirigée par Inês Bogéa, la compagnie est riche d’un large répertoire : des très classiques chefs-d’œuvre de Petipa aux créations des plus grands chorégraphes de la danse d’aujourd’hui. Cette diversité, alliée à la virtuosité et à la polyvalence de ses danseurs lui a assuré un succès fulgurant. Passionnés, énergiques, les interprètes conjuguent à la technique classique internationale, fluidité et swing brésilien.

Mamihlapinatapai, mot issu d’une langue amérindienne, est sans doute le vocable le plus succinct pour traduire une idée des plus complexes : « un regard partagé entre deux personnes qui espèrent chacune que l’autre va prendre l’initiative de quelque chose que les deux désirent, mais qu’aucune ne veut commencer. ». C’est précisément le thème de cette œuvre signée Jomar Mesquita. Elle évoque le désir amoureux en s’inspirant des danses sociales à coloration lascive de son pays.

Odisseia, de Joëlle Bouvier, réinterroge le mythe d’Ulysse dérivant sur la mer, à la lumière du drame des migrants d’aujourd’hui. Sa création, d’une sensibilité à fleur de peau, interroge les étapes de ce voyage incertain et périlleux, mais chargé d’espoir et d’attentes. Sur une musique d’Heitor Villa-Lobos, Joëlle Bouvier a choisi de mélanger des extraits des Bachianas Brasileira à la Passion selon Saint Matthieu de Jean-Sébastien Bach.

Enfin, Cassi Abranches, chorégraphe brésilienne, livrera sa toute dernière création qui explore toutes les significations que peut prendre le temps, de la durée à la météorologie en passant par la mesure musicale.

Le mot de Brigitte Lefevre

La São Paulo Dance Company est une belle compagnie brésilienne qui mérite d’être découverte. J’ai été très sensible au fait qu’elle passe commande à Joëlle Bouvier, l’une des chorégraphes emblématiques de la jeune danse française des années 80, qui a su, depuis, mener une carrière exemplaire. Elle nous permet également de repérer une chorégraphe brésilienne encore peu connue en France, Cassi Abranches…et de savourer la chorégraphie de Jomar Mesquita avec son clin d’œil aux danses brésiliennes.

 

La compagnie

Créée en 2008 par le gouvernement de l’Etat de São Paulo, la São Paulo Dance Company, est dirigée par Inês Bogéa, ex-danseuse de Grupo Corpo, documentariste, et écrivaine. Depuis, la compagnie, constituée d’une trentaine de danseurs, a convié un public de 695 000 personnes à l’apprécier à travers le monde. Cette jeune et brillante compagnie a dansé 39 nouvelles productions et 24 reprises, toutes signées des plus grands chorégraphes de notre temps.

Elue « Meilleure Compagnie » 2019 par le syndicat professionnel de la critique théâtre, musique et danse.

Mentions obligatoires
Odisseia est une création de l’Associação Pró-Dança / São Paulo Companhia de Dança (avec le soutien du Gouvernement de l’État de São Paulo) – Une coproduction avec Chaillot – Théâtre National de la Danse (France).

Mardi

3 décembre 2019

20h • Durée : 1h40
(avec entracte)
Anthéa
de 14€ à 40€
Tout public

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Carnets
du festival

Parallèles
Raphaël COTTIN et Jean GUIZERIX

Soirée partagée

Raphaël Cottin & Jean Guizerix / Cie Humaine

Parallèles

Dédiée à la mémoire de Wilfride Piollet – Création 2018

Chorégraphie, scénographie : Raphaël Cottin, avec la complicité de Jean Guizerix
Interprétation et textes : Raphaël Cottin et Jean Guizerix
Interprétation et textes :
Raphaël Cottin et Jean Guizerix
Lumières : Catherine Noden
Costumes : Catherine Garnier
Ingénieur du son : Emmanuel Sauldubois
Musiques : Jean-Sébastien Bach, Erik Satie, Pierre Chériza, Maurice Ravel, musique traditionnelle
La voix de Wilfride Piollet, évoquant René Char, est extraite du documentaire Chemins croisés de danse réalisé par Marie-Élise Beyne et Micheline Lelièvre.
Administration : Lise Daynac

Jean Guizerix et Raphaël Cottin, deux amis, deux danseurs, deux générations, réunis pour un magnifique et sensible pas de deux.

Présentation

En 1986, paraissait Parallèle, un ouvrage consacré au couple d’étoiles, Wilfride Piollet et Jean Guizerix. Ils y témoignaient de leur joie de vivre, de danser et surtout, donnaient une toute nouvelle image de la danse, abolissant les barrières entre classique et contemporain, entre les pieds en-dehors ou parallèles. En guise d’hommage à ce vent de nouveauté que firent souffler Wilfride et Jean, Raphaël Cottin, leur élève, crée Parallèles. Invitation au voyage entre ces deux titres, ce duo qui réunit Jean Guizerix et Raphaël Cottin, est également une façon de revivifier les recherches de Wilfride Piollet, et ses fameuses « barres flexibles » qui infléchissaient l’enseignement de la danse et la vision de la technique classique. Le duo, intelligemment mené, évite l’écueil générationnel, pour mieux emprunter le chemin des transmissions jusqu’aux sources partagées : la poésie de René Char, les musiques de Bach, Satie et Ravel, des percussions haïtiennes, un chant traditionnel breton, des exercices de Jean, des balles, des exercices de Wilfride, des touches de répertoire… Leur rencontre scénique révèle un invisible de la danse, fait de subtils décalages, de légers décadrages et de jeu dans le mouvement. L’ensemble, porté par les deux interprètes est terriblement attachant, aussi fluide qu’une respiration, aussi serein qu’un jardin, une ode au plaisir de danser à deux.

Le mot de Brigitte Lefevre

C’est un bel hommage à une grande artiste, Wilfride Piollet, une délicate histoire de transmission entre un maître et son élève lui-même devenu chorégraphe. C’est pourquoi j’ai voulu que cette pièce soit présentée à Scène 55, à proximité des studios du Centre international de Danse Rosella Hightower. C’est un duo qui me semble essentiel à découvrir pour des jeunes danseurs et qui me tient particulièrement à cœur.

Les chorégraphes

Après avoir étudié au CNSMDP où il rencontre notamment Wilfride Piollet et Jean Guizerix, Raphaël Cottin danse Daniel Dobbels, Odile Duboc et Christine Gérard, et rejoint en 2008 la compagnie de Thomas Lebrun, installée depuis 2012 au CCN de Tours. En tant que chorégraphe, il a créé huit pièces au sein de sa compagnie La Poétique des Signes, dont Buffet à vif en 2014 (avec Pierre Meunier et Marguerite Bordat) et C’est une légende en 2017, deux pièces créées au Festival d’Avignon. Pédagogue et spécialiste en écriture du mouvement, il transmet l’analyse du mouvement en cinétographie Laban et la technique des Barres Flexibles de Wilfride Piollet.

Jean Guizerix intègre le Ballet de l’Opéra de Paris en 1964, il est nommé danseur étoile en 1972. Attiré par la danse de son temps, il crée Un Jour ou deux de Merce Cunningham, fait partie du groupe Noureev and Friends et prend part aux créations mondiales des plus grands chorégraphes, souvent aux côtés de Wilfride Piollet, son épouse depuis 1971. Il poursuit depuis 50 ans une carrière aux multiples rencontres et se voit confier plusieurs postes sans toutefois quitter la scène.

Mentions obligatoires
Production La Poétique des Signes
Coproductions Ballet de l’Opéra national du Rhin, Centre chorégraphique national de Mulhouse, Centre chorégraphique national de Tours – direction Thomas Lebrun
Résidences : Studio l’Aire – Poissy, Les Deux îles – résidences d’artistes à Montbazon.
Subventions : DRAC Centre Val-de-Loire au titre de l’aide à la structuration, SPEDIDAM, Région Centre Val-de-Loire, Conseil départemental d’Indre-et-Loire, Ville de Tours.

Jeudi

12 décembre 2019

19h • Durée : 1h00
Scène 55 (Mougins)
de 10€ à 24€
+ accès au spectacle Cie Humaine à 20h30
Dès 10 ans

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Carnets
du festival

A l'Ouest
Olivia GRANDVILLE

Olivia GRANDVILLE

A l'Ouest

Dédiée à Marguerite Wylde (1950-2017)
Création 2018 – Première en région – Pièce pour 5 danseuses et 1 percussionniste

Chorégraphie : Olivia Grandville
Interprètes : Lucie Collardeau, Clémence Galliard, Tatiana Julien, Olivia Grandville et Sidonie Duret
Percussions : Héloïse Divilly
Musiques : Alexis Degrenier, Moondog.
Réalisation sonore : Jonathan Kingsley Seilman
Régie son Lucas Pizzini
Lumières :  Yves Godin 
Conception scénique : Yves Godin, Olivia Grandville
Costumes : Eric Martin
Images : Olivia Grandville

Olivia Grandville rend hommage au pow-wow, danse spirituelle et militante d’une culture niée mais toujours vivante, celle des Amérindiens du Canada.

Présentation

A L’Ouest d’Olivia Granville prend sa source lors d’un voyage au cœur des réserves autochtones du Québec et du Nouveau Mexique. Mais l’idée première de cette pièce est tout autant sonore et musicale que chorégraphique. Elle résonne de cette pulsation obstinée, celle-là même qui avait fasciné l’inclassable musicien Moondog lors d’une expérience initiatique du pow-wow, et qui continue d’incarner aujourd’hui la résistance et la spiritualité des peuples natifs.

A L’Ouest est une danse du battement, à la fois intervalle et obstination, mouvement primordial du cœur et de l’humanité au travail. Ce coup unique et caverneux, léger puis fort, jusqu’au moment où l’esprit vient nous tordre les nerfs. A l’Ouest est une danse de l’ici et du maintenant, l’affirmation d’une verticalité têtue, en suspens, qui bat le sol en le revendiquant. Cascades, igloo et paysages enneigés sont au rendez-vous de cette évocation âpre et poétique. La gestuelle joue de pauses et suspensions, de ralentis nébuleux et de pulsions frénétiques. Cinq danseuses frappent le sol, tournoient sur elles-mêmes, se livrent à des solos stupéfiants puis entrent dans une danse hypnotique et sauvage, qui pulse au son de rythmes puissants et mystérieux.

A l’Ouest est la revanche de la durée contre la péripétie et nous donne une autre perception du temps, aussi intense que la vie est brève.

Le mot de Brigitte Lefevre

Olivia Grandville est une danseuse et chorégraphe au parcours singulier, qui a su prendre le risque de quitter l’Opéra de Paris pour mener une grande carrière. Je suis très sensible à la fidélité qu’elle a témoignée envers Dominique Bagouet, en étant à l’origine des Carnets Bagouet, et en remontant ses œuvres, notamment pour l’Opéra de Paris. Elle est devenue une chorégraphe à la curiosité insatiable, produisant des pièces érudites, pleine d’humour et originales.

La chorégraphe

Olivia Grandville a suivi une formation de danse classique à l’Opéra de Paris et intègre le corps de ballet en 1981. Ses dispositions naturelles l’orienteront vers l’interprétation du répertoire contemporain (notamment de la nouvelle danse française). En 1988, elle décide de se consacrer exclusivement à la danse contemporaine et démissionne de l’Opéra de Paris pour entrer dans la Compagnie Dominique – Bagouet, où elle sera l’interprète principale des ultimes créations du chorégraphe. De 1993 à aujourd’hui, elle s’oriente définitivement vers la création au sein de la compagnie qu’elle a fondée : La Spirale de Caroline.

Distribution
Textes et entretiens : Olivia Grandville
Remerciements pour leur coopération et leurs témoignages à Carl Seguin, Réjean Boutet, Malik Kistabish, Marguerite Wylde, Israël Wylde-McDougall, Katia Rock et Marie Léger.
Regard extérieur : Magali Caillet
Collaborations : Stéphane Pauvret, Aurélien Desclozeaux, Anne Reymann, Fabrice Le Fur
Remerciement à Amaury Cornut.
Administration, production : Christelle Dietzi
Développement et diffusion : Charles Eric Besnier (Bora Bora productions)

Mentions obligatoires
Production : La Spirale de Caroline
Co-productions : Le lieu unique, scène nationale de Nantes ; La Place de la Danse – CDCN Toulouse / Occitanie ; la Ménagerie de Verre (Paris) ; le Centre Chorégraphique National de Nantes ; de Charleroi danse, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles ; le Centre National de Danse Contemporaine d’Angers.
Avec l’aide de l’ADAMI pour la création et pour la captation.
Avec les soutiens de la Ville de Nantes, du Département de Loire-Atlantique, de l’Institut Français et de l’Ambassade de France à Ottawa, Canada.

La Spirale de Caroline est soutenue par le Ministère de la Culture – Direction Régionale des Affaires Culturelles (Pays de la Loire) au titre du conventionnement et par la Ville de Nantes sur son fonctionnement.

Samedi

7 décembre 2019

18h • Durée : 1h00
Théâtre Croisette
de 10€ à 22€
Dès 8 ans

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Carnets
du festival

Butterfly
Cie S’POART / Mickaël LE MER

Cie

S’Poart - Mickaël Le Mer

Butterfly

Coproduction Festival de Danse – Cannes Côte d’Azur
Création 2019 – Première mondiale – Pièce pour 9 danseurs

Chorégraphie : Mickaël Le Mer
Interprètes : Dylan Gangnant, Wilfried Ebongue, Maxime Cozic, Naoko Tozawa, Andréa Mondoloni, Noé Chapsal, Dara You, Naïma Souhaïr et Bruce Chiefare
Assistante chorégraphe : Lise Dusuel
Régisseur lumières : Nicolas Tallec
Régisseur son : François Baron
Régisseur plateau : David Normand​
Scénographie : Guillaume Cousin

Une première mondiale pour un chorégraphe qui ne cesse de dépasser les cadres et les codes de la danse hip-hop afin d’affranchir la danse de ses carcans originels.

Présentation

Mickaël Le Mer confirme, avec sa nouvelle création, un talent déjà pressenti, porté par une écriture hip-hop tout en finesse, en lignes déliées, où chaque figure de break est déjà un monde en soi. Il a su créer une danse urbaine, libérée de ses passages obligés, mixant les coupoles et les glissades, les horizontales aux verticales. Le résultat est une chorégraphie subtilement homogène, ouverte sur des écritures aux origines diverses qui enrichissent une gestuelle tonique avec la liberté de l’inscrire dans une démarche d’abstraction. Souvent empreintes d’une sensibilité toute poétique, ses pièces gardent pourtant les moments de fulgurances propres à l’urgence du break acrobatique, qui s’inscrivent dans un espace très travaillé.

Sa nouvelle création, Butterfly, est aérienne et éblouissante, avec ses six danseurs et trois danseuses virtuoses, qui virevoltent avec élégance, insouciants et libres comme des papillons. Dans de nombreuses traditions, le papillon symbolise la métamorphose heureuse. Ici, il s’agit d’une évolution chorégraphique, mais aussi de la mutation de l’humain : un cheminement qui demande réflexion.

 

Le mot de Brigitte Lefevre

Mickaël le Mer a développé une véritable écriture chorégraphique à partir du hip-hop, à la fois poétique et sensible, avec une grande attention à l’espace scénique. C’est un plaisir pour moi de présenter un artiste inventif qui sans dédaigner la prouesse physique, sait construire un univers stylistique et visuel très graphique.

 

Le chorégraphe

Mickaël Le Mer découvre le hip-hop au début des années 90. Il se forme avant tout au sein de l’aventure collective de la Compagnie S’Poart dès 1996. C’est dans ce contexte collectif que Mickaël Le Mer fait son premier essai en tant que chorégraphe. Un de ses grands succès sera Na Grani, créé pour dix danseurs russes et français issus du hip-hop et de la danse contemporaine dans le cadre de l’année croisée France-Russie en 2010. Depuis, il a créé Instable (2012), Rock It Daddy (2013), Rouge (2014), Traces (2015) et Crossover (2017).

Mentions obligatoires
Production : Compagnie S’Poart
Partenaires financiers : DRAC, Pays-de-la-Loire, Région des Pays-de-la-Loire, Ville de La-Roche-sur-Yon, Conseil Départemental de la Vendée
Coproductions : Le Grand R, scène nationale de La Roche-sur-Yon, CNDC Angers, Festival de Danse Cannes-Côte d’Azur, Espace des Arts de Chalon sur Saône, Théâtre de Suresnes Jean Vilar – Suresnes Cités Danse.
Autres soutiens : Adami, Spedidam

Vendredi

13 décembre 2019

20h30 • Durée : 1h
Théâtre Croisette
de 10€ à 22€
Dès 7 ans

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Carnets
du festival

Ma mère l’Oye
Cie DIDASCALIE - Marion LEVY

Cie

Didascalie - Marion Lévy
& l'Orchestre de Cannes

Ma mère l’Oye

Coproduction Festival de Danse Cannes-Côte d’Azur / Théâtre de Grasse / Orchestre de Cannes
Création 2019 – Première mondiale

Mise en scène, chorégraphie : Marion Lévy – Cie Didascalie en collaboration avec Joachim Olaya
Avec Avec Marion Lévy, Natacha Kierbel, les musiciens de l’Orchestre de Cannes
et les élèves-danseurs du Pôle National Supérieur de Danse Rosella Hightower
Musique : Maurice Ravel
Direction Musicale : Benjamin Lévy
Textes et Dramaturgie : Mariette Navarro
Assistant à la mise en scène : Damien Dutrait
Scénographie lumineuse : Collectif Scale
Costumes : Hanna Sjödin

Cette création mondiale est l’occasion d’une collaboration exceptionnelle entre la chorégraphe Marion Lévy, le Collectif Scale, l’orchestre de Cannes Provence Alpes Côte d’Azur, dirigé par Benjamin Lévy et le Pôle National Supérieur de Danse Rosella Hightower.

Présentation

Ma mère l’Oye est une œuvre raffinée et légère de Maurice Ravel écrite à partir des contes de Charles Perrault (La belle au bois dormant, le petit poucet), Mme Leprince de Beaumont (La belle et la bête) et de Mme d’Aulnoy (Le serpentin vert), qui a été transposée en ballet. Cette adaptation à l’atmosphère fantastique compte parmi les meilleures réussites de Maurice Ravel dans le genre chorégraphique.

Marion Lévy, tout en délicatesse et humour, se saisit des contes pour leur tordre le cou : et si la belle au bois dormant refusait de se réveiller ? et si la méchante reine était réellement plus belle que sa bru ? Et si le petit Poucet avait des velléités commerciales ?
Marion Lévy transforme la partition en terrain de jeu pour musiciens et danseurs avec audace et malice. Il faut dire que la chorégraphe, pleine d’auto-dérision, aime confronter son écriture à d’autres langages artistiques : musique, texte, vidéo, lumière…

Ma mère l’Oye est une aventure unique, musicale et visuelle. Une danse d’orchestre, un concert augmenté par le mouvement et les corps et par les installations lumineuses du collectif Scale.
Ce projet est l’occasion d’une collaboration avec l’École de danse Rosella Hightower et l’Orchestre de Cannes. Des élèves de l’école de danse seront intégrés au projet. Ils travailleront en relation étroite avec les corps des musiciens. De même l’orchestre lui-même sera amené à danser. La musique sera ainsi augmentée par le mouvement des danseurs et la chorégraphie mettra en valeur la poésie et le merveilleux de la musique, l’ensemble étant coordonné par Marion Lévy.

Le mot de Brigitte Lefevre

Réunir l’Orchestre de Cannes dirigé par Benjamin Lévy, Marion Lévy, artiste associée au Théâtre de Grasse et les danseurs de l’Ecole de danse Rosella Hightower s’inscrit tout naturellement dans le partenariat qui nous réunit autour de ce Festival de Danse Cannes-Côte d’Azur.

La chorégraphe

Formée au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, Marion Lévy a été membre de la compagnie Rosas dirigée par Anne-Teresa de Keersmaeker de 1989 à 1996. En 1997, Marion Lévy fonde la compagnie Didascalie et crée notamment L’Amusette, La Langue des Cygnes, Dans le ventre du loup… Elle collabore aussi pour le cinéma et le théâtre. En 2015, elle produit deux pièces en association avec Mariette Navarro et Joachim Olaya : Et Juliette et Les Puissantes. Et en 2019, Training.

L’Orchestre

Depuis plus de 40 ans, l’Orchestre de Cannes Provence Alpes Côte d’Azur sillonne les routes de sa région et pose ses instruments, le temps d’un concert, dans des salles de spectacle, des établissements scolaires, des églises, des théâtres de verdure ou sur des scènes éphémères au cœur de la nature, toujours avec le même enthousiasme. L’Orchestre cherche constamment à offrir au public des programmes innovants et audacieux, menés par des artistes de renom et de qualité.

Après avoir été formé aux CNSM de Lyon et Paris et distingué très jeune, par le titre de « révélation musicale de l’année 2005 » et en 2008 par le prix « Jeune Talent – Chef d’orchestre » de l’ADAMI, Benjamin Lévy, très actif sur les scènes symphoniques et lyriques européennes, a été nommé en novembre 2016 directeur musical de l’Orchestre de Cannes – Provence Alpes Côte d’Azur.

 Mentions obligatoires

Vendredi

6 décembre 2019

20h • Durée : 1h
Théâtre de Grasse
de 15€ à 25€
Dès 8 ans
Navettes for 1€
18h30 : Departure from Parvis Palais des Festivals (Cannes)
Return at the end of the representation

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Carnets
du festival

Le Lac des cygnes
BALLET DE L’OPERA NATIONAL DU RHIN

Ballet de l’Opéra national du Rhin

Le Lac des cygnes

Création 2019 – Première en région

Chorégraphie : Radhouane El Meddeb
Musique : Piotr Ilitch Tchaïkovski
Décors : Annie Tolleter
Costumes : Celestina Agostino
Lumières : Eric Wurtz

Le chorégraphe s’empare d’un chef-d’œuvre classique avec la troupe du Ballet de l’Opéra national du Rhin, sur la musique de Tchaïkovski.

Présentation

Confier au chorégraphe contemporain Radhouane El Meddeb une relecture du Lac des Cygnes pour les danseurs du Ballet de l’Opéra national du Rhin était, de la part de son directeur, Bruno Bouché, un pari audacieux. Radhouane El Meddeb a su respecter et approfondir ce chef-d’œuvre où il en a traduit les remous et les climats.  Sa chorégraphie est un étonnant travail d’analyse des strates qui le composent aussi bien au niveau du vocabulaire, qu’au plan symbolique ou imaginaire. N’oublions pas que ce ballet s’inscrit dans un inconscient collectif quasi mondialisé, au point de représenter à lui seul toute la danse classique.

Radhouane El Meddeb a créé une sorte de longue rêverie romantique d’où émergent, tels de maritimes amers, les emblèmes du ballet original : une palpitation des jambes, une torsion des bras, un froissement d’ailes, une courbe du col, une inflexion du visage… tous répartis indifféremment aux membres de la troupe, femmes et hommes réunis. Enfin, et c’est toute l’intelligence de cette version, apparaissent les véritables enjeux du Lac des cygnes : le désir d’envol et d’animalité que porte chaque danseur, sa passion d’être un autre… et bien sûr, la sexualité dont cet oiseau s’est fait le mythologique champion mâle et femelle confondus. La légèreté des costumes de Celestina Agostino, la magnifique scénographie d’Annie Tolleter, les lumières d’Eric Wurtz ajoutent à la qualité de ce Lac revivifié.

Le mot de Brigitte Lefevre

Présenter une nouvelle version du Lac des Cygnes avec la musique de Tchaïkovski est toujours un challenge. C’est celui que nous propose Bruno Bouché avec cette relecture qu’il a souhaitée confier au chorégraphe contemporain Radhouane El Meddeb.

Tout en s’éloignant de l’histoire et la psychologie du ballet classique, il garde la richesse de l’écriture et de l’imagerie de la danse en faisant apparaitre une poésie vibrante faite d’abstraction et d’émotion.

La compagnie

Le Ballet de l’Opéra national du Rhin a été créé en 1972 et enrichi par ses directeurs successifs, qui tous ont contribué, par leur impact personnel et par leurs choix artistiques, à faire de cette compagnie une troupe au savoir-faire et à la qualité unanimement reconnus. Le Ballet de l’Opéra national du Rhin est une des rares compagnies françaises à pouvoir passer avec un égal bonheur du baroque au moderne, du classique au contemporain pour donner à voir la danse dans tous ses états.

Bruno Bouché, Directeur du Ballet de l’Opéra national du Rhin depuis 2017, a accompli toute sa carrière de danseur au sein du Ballet de l’Opéra national de Paris. Il a été directeur artistique d’Incidence Chorégraphique, un groupe de créations chorégraphiques des danseurs de l’Opéra de Paris en 1999, puis a pris la direction artistique du Festival Les Synodales à Sens, ainsi que celle de la saison danse du théâtre municipal et du concours chorégraphique contemporain jeunes compagnies en 2013. Il signe ses propres pièces depuis 2003, qu’il a présenté régulièrement sur la scène du Palais Garnier et dans le monde entier.

Le chorégraphe

Radhouane El Meddeb se forme à l’Institut Supérieur d’Art Dramatique de Tunis, il est consacré jeune espoir du théâtre tunisien en 1996. Durant ces années consacrées au théâtre, il travaille ponctuellement avec des chorégraphes tunisiens en tant qu’interprète et collaborateur artistique. Parce que le théâtre ne lui suffit plus, en 2005, il signe sa première création, un solo Pour en finir avec MOI. Une véritable révélation qui le fait entrer dans la danse et devenir chorégraphe-interprète. Depuis il a créé de nombreuses chorégraphies pour les plus grands festivals en France ou à l’étranger (Los Angeles aux Etats-Unis).

Mentions obligatoires
Production : Ballet de l’Opéra national du Rhin/Compagnie de SOI
Le Ballet de l’Opéra national du Rhin et la Compagnie de SOI s’associent pour un montage de production innovant de la création du Lac des Cygnes de Radhouane El Meddeb.

Samedi

14 décembre 2019

20h30 • Durée : 1h30
Palais des Festivals
de 10€ à 46€
Dès 8 ans

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