MARTHA GRAHAM DANCE COMPANY Direction Janet Eilber

Steps in the street

extrait de Chronicle (1936)

Pièce pour 10 interprètes
Chorégraphie et costumes : Martha Graham
Musique : Wallingford Riegger

Ekstasis

Création 1933

Chorégraphie et costumes : Martha Graham
Solo ré-imaginé en 2017 par Virginie Mécène
Musique : Ramon Humet

Umbra 

Création 2021 – Pièce pour 8 interprètes

Chorégraphie : Andrea Miller – Musique : Will Epstein
Première européenne

Acts of light

Création  1981

Chorégraphie : Martha Graham
Musique : Carl Nielson – Pièce pour 16 interprètes

Ce programme passionnant de la Compagnie Martha Graham met en lumière, de façon saisissante, les racines et les rameaux de la technique inventée par la grande prêtresse de la danse moderne. date

Présentation

John Martin, célèbre critique de danse américain, écrit dès 1933, « on pressent dans les œuvres de Martha des démons à exorciser, des démons d’une puissance colossale. » 

1933, c’est la date de création d’Ekstasis. Pourtant, cette pièce d’une singulière beauté, n’est pas vraiment de Martha Graham : c’est une création de Virginie Mécène1 qui a réimaginé ce solo considéré comme disparu. C’est l’époque où Martha Graham développe ses « danses de révolte » et choisit des costumes qui la magnifient et l’entravent, comme ce jersey moulant métamorphosant la danseuse hiératique en forme sculpturale et sensuelle. Littéralement captivant, le solo fait apparaître, par un jeu incessant sur le poids du corps et son support, le sol, toutes sortes d’images et de représentations de la femme : troublante, mystérieuse, profonde, ancrée, sacrée… 

Steps in the Street (1936) est l’une des parties de Chronicle. Une pièce en réponse à la montée du fascisme en Europe, et à l’invitation faite à Martha Graham de participer aux Jeux Olympiques de Berlin de 1936. Ce qu’elle refuse fermement, notamment au nom des artistes persécutés. Sous-titrée Devastation – Homelessness – Exile”, la pièce évoque les horreurs de la guerre. Toute la technique de Graham dans sa plénitude et sa force expressive est ici exaltée.  

Avec Acts of Light (1981) Martha Graham semble récapituler tout son parcours chorégraphique. Ouvrant avec un duo d’amour très sensuel, la seconde partie, Lament fait clairement référence au solo iconique de 1930, LamentationRitual to the Sun, la dernière partie, est une sorte de « syllabus » extraordinairement brillant de la technique Graham. Enfin, Umbra, est la dernière création de la chorégraphe Andrea Miller. Sorte de coucher de soleil en trois actes, elle explore la structure, le chaos et le mystère surgissant de ce moment de vie apparemment ordinaire. 

Le mot de Brigitte Lefevre

C’est en évoquant et en pensant à Martha Graham et à l’importance des chorégraphes pionnières que j’ai imaginé ce festivalÀ tout seigneur, tout honneur, c’est donc la Martha Graham Dance Company qui ouvre le festival, avec un programme qui retrace son parcours, riche et puissant et celui de sa compagnie. Il commence avec Ekstasis, une danse des sources, des origines qui vont irradier son mouvement, presque une danse antique. Steps in the Street, est pour moi l’un des plus beaux ballets du XXe siècle au sens où la danse peut transcender le social, l’historique, une modernité, une contemporanéité de ces moments terribles que sont la Grande Dépression et la montée du nazisme et Acts of Light est un ballet d’ensemble tourné vers la lumière, une des dernières pièces de Martha. Enfin, la création d’Andrea Miller s’appuie sur les forces vives de la création d’aujourd’hui, témoignant de la vitalité de la compagnie et de l’énergie de sa créatrice toujours présente, sans laquelle la danse moderne n’aurait pas existé de la même manière.

 

Quelques mots sur la compagnie 

La longévité et l’exceptionnelle personnalité de Martha Graham ont infléchi tout le développement de la danse du XXe siècle. Elle a su forger une technique et un vocabulaire pouvant exprimer toute la dimension sociale, politique, psychologique et même sexuelle de la danse. La Martha Graham Dance Company est l’héritière de cette histoire riche et féconde. Son répertoire est constitué des œuvres majeures de la pionnière de la danse moderne américaine, mais fait également appel à de nouvelles pièces de chorégraphes contemporains afin d’apporter de nouvelles perspectives à la compagnie. 

Samedi

27 novembre 2021

20h30 Durée 1h30
(avec entracte)
Grand Auditorium - Palais des Festivals (Cannes)
de 10€ à 42€
Abonnez-vous dès 6 spectacles
Dès 11 ans
Rencontre avec l’équipe artistique à l’issue du spectacle
AUTOUR DU FESTIVAL

Projection court-métrage
A DANCER’S WORLD de Peter Glushanok avec Martha Graham
Sam. 27 Novembre 18h

Rencontre avec Laura Cappelle, 
LES CHORÉGRAPHES PIONNIÈRES
Sam. 27 Novembre 18h30

LES

Carnets
du festival